mardi 1 janvier 2013

CC : autre victoire de Pauwels


Le Grand Prix Sven Nys à Baal  a été remporté ce jour par Kevin Pauwels, en l'absence de Sven Nys, malade et forfait le matin même.  Il a devancé le Tchèque Zdenek Stybar et le champion du monde Niels Albert pour cette 6ème manche du Trophée BPost Bank. 
Sven Nys (lauréat à 11 reprises) n'inscrira pas son nom au palmarès du Grand Prix qui porte son nom  à Baal. Seuls Mario De Clercq, en 2002, et le Néerlandais Lars Boom, en 2006, avaient réussi à s'imposer sur les terres du "Canibale". Avec Kevin Pauwels, c'est donc la troisième fois qu'un autre que lui l'emporte à Baal...
Prenant le meilleur départ Klaas Vantornout prit une petite dizaine de secondes dans les deux premiers tours, mais l'ensemble des hommes forts est ensuite revenu sur lui. Kevin Pauwels prenait la tête alors que Stybar prenait la seconde place  devant Albert et Rob Peeters : 4e.  Klaas Vantornout complète le top 5.
Niels Albert conserve la tête au classement général avant la 7ème et avant dernière manche du trophée, le Krawatencross à Lille le 9 février.

lundi 31 décembre 2012

CC : victoire de Niels Albert

Alors qu'hier, c'était Sven Nys qui a remporté le CC de Bredene, aujourd'hui, c'est Niels Albert qui a remporté la sizième manche du Superprestige de cyclocross, disputée à Diegem. Sven Nys, 7e, conserve sa place de leader au classement général.

 C'est la 4e victoire d'affilée à Diegem, pour Niels Albert qui s'est imposé devant Kevin Pauwels et le Tchèque Zdenek Stybar. Klaas Vatornout est 4e et un autre Tchèque, Radomir Simunek complète le top 5. Albert, 26 ans, avait déjà fait la différence à la mi-course pour finir en solo et décrocher sa 9 ème victoire de sa saison.

Pour sa part, Sven Nys a terminé 7e, et Niels Albert revient à quelques points. Il reste deux rendez-vous à honorer : le 10 février à Hoogstraten et le 16 février à Middelkerke.

vendredi 28 décembre 2012

"Je demande juste un peu de respect" réclame Sven Nys


Après plusieurs chutes,  puis d'une dispute avec un spectateur qui lui lançait de la bière lors du cyclocross de Loenhout, Sven Nys a fini par abandonner, comme nous avons pu le voir à la télévision...  S'arrêtant rapidement et passant les barrières, il a poursuivi son "agresseur" parmi la foule.

"Une fois ça va, mais à chaque tour c'était la même chose et je suppose que c'est toujours la même personne. Après 7 fois, j'en ai eu marre. Je demande juste un peu de respect. Nous ne sommes pas des bêtes. "

La 5e manche du bpost bank trofee à Loenhout a donc été gagnée par Niels Albert. Albert et Klaas Vantornout ont pris le meilleur départ, alors que Nys piquait une tête dans une banderole publicitaire. Pointé à une minute, la victoire finale s'envolait pour Sven Nys.

Stybar  prenait ensuite l'initiative, suivi  par Albert et Vantornout.  Pauwels suivait à quelques secondes. 

A trois tours de la fin, Albert accélérait l'allure. Vantornout devait laisser filer, Stybar s'accrochait et réussit à prendre 7 à 8 secondes aux poursuivants. Mais Albert ne renoncait pas et recollait aux basques de Stybar. Le champion du monde plaçait dans le dernier tour l'accélération fatale.  Albert signe ainsi une 3e victoire consécutive qui est la 8e de la saison.

dimanche 23 décembre 2012

Pauwels gagne le Cyclocross de Namur

Kevin Pauwels s'est imposé de manière autoritaire lors de la 5e épreuve de la Coupe du monde de cyclocross disputée dimanche à la Citadelle de Namur, par un temps exécrable.

Kevin Pauwels a pris assez vite la tête pour distancer ses poursuivants au premier rang desquels Sven Nys. Niels Albert termine 3° devant le Français Francis Mourey.

Niels Albert(345) conserve sa place de leader en tête de la Coupe du monde devant Sven Nys (335pts). Kevin Pauwels se rapproche avec 334 points.

L'UCI sur le banc des accusés dans l'affaire Armstrong

22/12/12 - 11h15 Source: afp.com

La chute de Lance Armstrong pour dopage a entraîné la mise en accusation de l'Union cycliste internationale (UCI), autorité de tutelle, dont les dirigeants sont soupçonnés au mieux de complaisance, au pire de corruption. Hein Verbruggen (71 ans), le président tout-puissant de l'époque, et Pat McQuaid (63 ans), son successeur à partir de 2005, sont en première ligne. Avec eux, c'est l'institution qui est éclaboussée et souvent plus.

La défiance, poison contagieux, a contraint l'UCI à réagir, à allumer des contre-feux dont les résultats risquent d'ajouter à la confusion. Le rapport de l'Agence antidopage américaine (Usada), qui a conclu au dopage organisé du Texan, a touché la fédération internationale de plein fouet. Il a fustigé -logiquement- deux dons faits par Armstrong à l'UCI, pour acheter du matériel antidopage. Il a rappelé -malignement- deux contrôles suspects du coureur dans les années 2001-2002. Il s'est étonné que le septuple vainqueur (déchu) du Tour de France ait pu si longtemps passer à travers les mailles du filet.

Dans la foulée, des voix, surtout aux Etats-Unis et en Australie, se sont élevées pour demander le départ des dirigeants de l'UCI. Un groupe de pression, lancé à l'initiative d'un équipementier australien, s'est fait entendre. Avec l'ancien champion américain Greg LeMond pour porte-drapeau. Un an avant l'élection de son président, la fédération est affaiblie, en partie décrédibilisée, sa légitimité à restaurer. "Ils doivent démissionner. Toute personne honorable l'aurait fait depuis des années", estime LeMond (51 ans), triple vainqueur du Tour de France. "Si ce sport doit changer, c'est maintenant ou jamais", insiste-t-il.

McQuaid, qui n'a nullement l'intention de démissionner mais postule au contraire à un troisième mandat en septembre 2013, a consenti à mettre en place une commission indépendante pour faire la lumière sur les reproches qui sont faits à l'UCI durant la trouble époque d'Armstrong. Trois juristes (deux Britanniques et un Australien), choisis par une tête pensante du Tribunal arbitral du sport (TAS), ont jusqu'à début juin 2013 pour rendre leurs conclusions et propositions.

En parallèle, le président de l'UCI a annoncé le lancement d'une consultation publique, au cours du premier trimestre 2013, associant toutes les parties du cyclisme. Pour réformer ce sport, à défaut de sa gouvernance. "L'UCI a réagi dans l'affolement, elle a adopté un calendrier catastrophique, note un organisateur qui préfère rester dans l'anonymat. C'est de l'amateurisme. Si elle adopte les mesures qui se dégagent de cette consultation, cela revient à vider de leur substance les conclusions de la commission indépendante. Si elle ne le fait pas, à quoi bon demander leur avis aux acteurs du cyclisme?"

Pour l'heure, l'UCI, dont le système de classement sportif (déterminant pour appartenir à la première division) fait l'unanimité contre lui de la part des coureurs et des équipes, doit d'abord se justifier sur le front de l'antidopage. Actuellement, c'est une branche de l'UCI (CADF, Cycling Anti-Doping Foundation) qui gère l'ensemble du système des contrôles. Les contestataires demandent, réclament, exigent, l'indépendance de cette activité. Les coureurs, c'est significatif, la souhaitent aussi. Aujourd'hui, malgré les progrès évidents de ces dernières années (quel autre sport a mis sur la touche ses plus grandes vedettes?), la défiance court. 

samedi 22 décembre 2012

Dopage : Leiphemer met en cause l'ex-médecin de la Rabobank

CYCLISME / DOPAGE : Dans des déclarations reprises samedi par le quotidien néerlandais NRC Handelsblad, Levi Leipheimer charge Geert Leinders, ex-médecin de la Rabobank.

« J’ai été aidé par le médecin de l’équipe Rabobank, Geert Leinders, chez qui j’achetais l’EPO. […] Il organisait le programme de dopage. » Ces phrases, Levi Lepheimer, coureur chez la Rabobank entre 2002 et 2004, les a prononcé devant l’agence américaine antidopage (USADA) à l’occasion de l’affaire Armstrong. Elles ont été publiées ce samedi dans les colonnes du quotidien néérlandais NRC Handelsblad. Geert Leinders, qui était encore médecin chez Sky jusqu’à octobre dernier, a démenti ces accusations : « Je n'ai jamais comme médecin de l'équipe utilisé de produits ou de méthodes interdites. »

mardi 18 décembre 2012

A lire sur le site de l'UCI

Le premier article, tout chaud, parle de la reconnaissance sportive de Wiggins et de Boonen.

Le second article est plus réjouissant : les cyclistes et paracyclistes de l'équipe Cofidis roulent roue dans roue... : en voici un extrait...

"Les paracyclistes ne sont pas les seuls bénéficiaires de cette expérience au sein de la même équipe. Les coureurs "valides" apprennent beaucoup à leur contact. Thirionet observe : « Notre rencontre leur fait du bien. Quand ces champions éprouvent des problèmes existentiels, quand ils se sentent brisés de ne pas atteindre le niveau de leur rêve, ils voient en face d'eux les sportifs que nous sommes, le corps pas tout à fait entier, mais heureux d'être là. Ils peuvent alors se rendre compte qu'ils ont de la chance... »
Cet échange stimulant, unique parmi les équipes de deuxième division UCI (Pro Continental), pourrait faire des émules. C'est en tout cas ce qu'espère la responsable de la section handisport chez Cofidis, Valérie Alexandre, qui veut changer le regard porté sur les paracyclistes : « Ils doivent susciter non pas de la compassion mais de l'admiration. Une admiration réciproque dans ce cas. Leur motivation a valeur d'exemple pour tout le groupe : ils se donnent à fond pour suivre les autres ».