vendredi 7 décembre 2012

Journée Internationale des personnes handicapées: le bilan de l’année du paracyclisme : lu sur le site de l'UCI

Dans le cadre de la Journée Internationale des personnes handicapées, instituée par les Nations Unies, l’UCI est ravie de dresser le bilan d’une année inoubliable en paracyclisme.
Cinq ans après son intégration officielle à l’UCI, le statut du paracyclisme au sein du monde du sport a atteint des sommets inégalés.

L’année 2012 a été inaugurée par une magnifique édition des Championnats du Monde Paracyclisme Piste UCI, qui s’est déroulée à Los Angeles du 9 au 12 février. Un des grands moments de ces Championnats du Monde a été l’intégration, pour la première fois, des épreuves de scratch.

La saison de paracyclisme s’est poursuivie avec trois manches de la Coupe du Monde Paracyclisme Route UCI. En mai, c’est la ville de Rome, en Italie qui a offert une toile de fond spectaculaire lors de la manche inaugurale, puis ce fut Ségovie, en Espagne, en juin et Baie-Comeau, au Canada, en juillet.

Mais le point d’orgue de la saison a véritablement été les Jeux Paralympiques de Londres, qui ont eu lieu du 30 août au 8 septembre et pendant lesquels tous les athlètes qui avaient imprimé leur empreinte lors des Championnats du Monde et Coupe du Monde UCI se sont affrontés pour le titre Paralympique suprême.

Pour marquer la Journée Internationale des personnes handicapées, le Comité Paralympique International a publié en ligne un court-métrage intitulé « London 2012 – Best Games Ever », qui présente des moments marquants des Jeux Paralympiques de cet été, y compris la première victoire en handbike de l’ex-coureur automobile Alex Zanardi, sur la piste de Brands Hatch.

Le film s’inscrit dans le thème de cette année de la Journée Internationale des personnes handicapées : « supprimer les obstacles pour créer une société fondée sur l’inclusion et accessible à tous ».

L’UCI se réjouit d’entamer une nouvelle année riche en moments intenses pour le paracyclisme, en 2013. 

jeudi 6 décembre 2012

UNE ÉTUDE REMET EN CAUSE L'EFFICACITÉ DE L'EPO

Ouest-France, toute l’actualité locale et internationale   L'EPO aide-t-elle vraiment les cyclistes à être plus performants ? Une étude scientifique publiée cette semaine dans le British Journal of Clinical Pharmacology et citée par le magazine Eos est venue remettre en cause cette affirmation. L'érythropoïétine, qui est une hormone produite naturellement par les reins favorisant l'oxygénation du sang, mais que l'on peut aussi produire par le génie génétique, n'aurait qu'une influence limitée sur les performances des cyclistes de haut-niveau. En revanche, ces effets indésirables ne sont pas négligeables puisqu'elle provoque un épaississement du sang, qui peut favoriser la constitution de caillots et augmente donc le risque d'infarctus ou d'accidents vasculaires cérébraux. Adam Cohen, directeur du Centre for Human Drug Research à Leiden aux Pays-Bas, et son équipe ont compilé toutes les études existantes sur les effets de l'EPO sur des cyclistes en bonne santé pour en arriver à cette conclusion. Pour aller au bout de la démarche, "il faudrait pouvoir tester les effets de l'EPO sur des coureurs professionnels lors d'un stage, même si cela est impossible à organiser, explique Adam Cohen. Cependant, si les athlètes qui se dopent faisaient le compte des avantages et des inconvénients, ils seraient moins enclins à avaler ou à s'injecter des produits. Mais comme ils ne disposent pas d'études sérieuses sur les avantages que cela procurent, ils optent pour le bénéfice du doute".

lundi 3 décembre 2012

Greg LeMond Président ad interim de l'UCI ?

L'ancien champion américain Greg LeMond, double champion du Monde en 1983 et 1989  s'est déclaré prêt lundi à assurer un intérim à la tête de l'Union cycliste internationale (UCI) si l'actuel président Pat McQuaid répondait aux appels à la démission qui se sont succédé depuis l'affaire Armstrong. Il accepterait d'assurer cet intérim jusqu'à l'élection d'une personnalité incontestable,comme le Canadien Dick Pound, ancien président de l'Agence mondiale antidopage, selon ses déclarations lors de la conférence de presse organisée par "Change Cycling Now" (CCN), un groupe de pression monté par l'homme d'affaires australien Jaimie Fuller, le patron de l'équimentier australien Skins et visant à débarrasser le cyclisme du dopage. "Je veux participer au processus de changement du cyclisme. Mais je ne suis pas là pour être président, je ne suis pas un politicien", a insisté le triple (1986, 1989, 1990).. Il est donc maintenant l'unique vainqueur américain du Tour de France depuis que Lance Armstrong a été dépossédé par l'UCI de ses sept victoires... "Si ce sport doit changer, c'est maintenant ou jamais", . "Que propose l'UCI en ce moment? Rien. Ils (NDLR: les dirigeants de l'UCI) doivent démissionner. Toute personne honorable l'aurait fait depuis des années", a déclaré LeMond qui, rappelons-le, a maintenant...

 Jugeant lui-même "improbable" le départ des actuels patrons du cyclisme, l'ex-coureur a été séduit par l'initiative de "Change Cycling Now", qui propose notamment d'instaurer une "commission réconciliation et vérité", du nom des instances mises en place en Afrique du Sud après l'apartheid, afin de faire toute la lumière sur le dopage grâce aux témoignages des coureurs eux-mêmes.

 "Il ne s'agirait pas de blâmer ni de punir, mais de faire en sorte que la vérité apparaisse", a expliqué Jaimie Fuller. CCN a reçu le soutien d'anciens professionnels, comme les Français Christophe Bassons et Eric Boyer, mais aucun sportif en activité n'a pour le moment répondu. "La grande majorité ont été intimidés par ce qui pourrait leur arriver s'ils se montraient critiques envers l'UCI", a assuré Jaimie Fuller.

 "Change Cycling Now" suggère également de placer les contrôles antidopage sous l'autorité d'une instance indépendante, et non plus de l'UCI.

 Le but de la campagne est de "mettre fin à la suspicion" que le dopage fait peser sur les résultats des courses. Priés de dire s'ils doutaient de la validité du succès du Britannique Bradley Wiggins dans le dernier Tour de France, les principaux intervenants ont répondu qu'ils ne savaient pas. "C'est cela qui est tragique, c'est que nous ne sachions pas", a dit LeMond. Ayant depuis longtemps mis en doute les performances de son compatriote Lance Armstrong, l'Américain n'a "pas été surpris du tout" par les révélations de l'agence américaine antidopage (Usada), selon qui le Texan avait mis en place "le programme de dopage le plus sophistiqué jamais vu dans l'histoire du sport".

 "Maintenant j'aimerais voir Armstrong venir dire ce qu'il a fait", a-t-il déclaré.

dimanche 2 décembre 2012

Nijs, Pauwels et Albert : ordre à Roubaix ce 2 décembre 2012


En plaçant une solide accélération en fin de parcours, Sven Nys (Landbouwkrediet) a remporté pour la première fois de sa carrière la manche de Coupe du monde de cyclocross de Roubaix, France, la 4-ème au programme de la saison, dimanche.
Kevin Pauwels (Sunweb-Revor) a pris la deuxième place. Niels Albert (BKCP-Powerplus), 3e, complète le podium.
Le champion de Suisse, Julien Taramarcaz avait lancé les hostilités dans le premier tour. Il finit 4e. A une dizaine de secondes d'un groupe de 9 coureurs en début de course, Sven Nys, avec Tom Meeusen dans sa roue, a du combler le trou et se trouvait encore à 5 secondes d'un trio de tête composé du champion du monde, Niels Albert, Taramarcaz et Kevin Pauwels. A 5 tours de la fin, 9 coureurs s'étaient à nouveau regroupé en tête. Sven Nys plaçait une première accélération qu'il confirmait une fois la célèbre piste du vélodrome en vue. Pauwels surprenait Albert dans le sprint pour la 2e place.
Au classement général de la Coupe du monde, Niels Albert (280 pts) conserve 15 points d'avance sur Sven Nys (265). Kevin Pauwels, 3e, totalise 254 points.
La cinquième manche de la Coupe du monde est au programme le 23 décembre à Namur.

Belga

Salon du vélo (et de l'auto) à Bruxelles 2013


Si les Pays-Bas se désolent de l’annulation de l’AutoRAI 2013, les passionnés belges  auront eux bien droit à leur salon de l’auto. Parmi les nouveautés 2013, on pointe l’espace dédié aux vélos, qui reviennent après plus de 10 ans d’absence.
C’est une tradition : les années impaires, le salon de Bruxelles est dédié aux véhicules utilitaires et de loisirs, ainsi qu’aux motos. Un « petit » salon, comme on dit souvent, bien qu’il accueille pourtant une plus large variété de véhicules que le « gros » salon des années paires. En effet, à côté des monospaces, breaks, 4x4 et autres, les visiteurs découvriront également des camions (salon Truck & Transport), des avions, des scooters, des motos et des vélos.

“Vélos & co”
Les vélos sont en effet de retour au salon de Bruxelles, dans le cadre de l’événement « Vélo & co », qui se tiendra dans le palais 2. Cette expo mettra non seulement l’accent sur le sport cycliste (Eddy Merckx est le parrain de l’événement), mais également sur les loisirs, le lifestyle et la mobilité. « Nous voulons nous pencher sur les possibilités de pratiquer le vélo dans notre beau pays, mais aussi aider à promouvoir les joyaux belges de l’industrie cycliste », déclare Pierre Hermant, le directeur du salon. À noter que l’événement vélo ne se tiendra que durant les quatre premiers jours du salon de Bruxelles, ce qui semble suffire aux exposants.

Testez-les…
En plus de regarder les vélos, vous pourrez aussi vous lancer vous-mêmes sur un parcours d’essai destiné aux vélos couchés, vélos électriques et tandems. Et il y aura encore bien d’autres choses à découvrir lors du salon de Bruxelles : vous pourrez notamment tester une trentaine de véhicules hybrides ou électriques sur la piste d’essai spécifique. (...)

Vous pourrez également assister au spectacle « boule de la mort » : des cascadeurs professionnels chevaucheront leur moto pour rouler à toute allure dans une boule métallique…

Comme l’an dernier
Ce n’est pas une nouveauté mais déjà une valeur sûre : on retrouvera comme l’an dernier l’exposition Dream Car for Wishes, qui rassemblera 50 bolides exclusifs (d’Aston Martin à Rolls-Royce) dans le palais 11, du 18 au 20 janvier. L’entrée dans ce palais du rêve coûtera 7 euros (qui s’ajouteront aux 13 euros de l’entrée principale), mais cette somme sera intégralement reversée à l’association caritative Make-a-Wish, qui réalise les souhaits des enfants atteints de maladies graves. Vous ne ferez donc pas plaisir qu’à vous-mêmes en entrant dans ce palais 11.

Et, toujours comme l’an dernier, vous pourrez collecter les infos sur vos modèles préférés au moyen d’une carte à puce, l’e-card, que vous chargerez via des bornes spécifiques. Cette initiative a suscité l’an dernier l’intérêt de nombreux salons étrangers.

Le 91e Salon de Bruxelles se tiendra du 11 au 20 janvier 2013. La Febiac, qui organise l’événement, s’attend à accueillir environ 350.000 visiteurs.

vendredi 30 novembre 2012

Dopage : Trois juges pour évaluer l'UCI : lu sur sport 365

CYCLISME / DOPAGE  : La membre de la Chambre des Lords : Tanni Grey-Thompson, l'ancien juge à la cour d'appel britannique Sir Philip Otton et l'avocat australien Malcolm Holmes QC seront les trois juges chargés de statuer sur le rôle de l'UCI dans l'affaire Armstrong.

Choisis par le président du Comité olympique Johan Coates, l'ancienne championne paralympique et membre de la Chambre des Lords Tanni Grey-Thompson accompagnée de Sir Philip Otton et Malcolm Holmes QC vont évaluer si Lance Armstrong a bénéficié de soutiens à l’intérieur de la Fédération Internationale. Début novembre, le président de l'UCI Pat McQuaid expliquait dans un communiqué le but de l'opération : « Le but de cette commission indépendante est d'étudier les constatations mises en évidence par le rapport de l'USADA et à terme, de tirer des conclusions et d'établir des recommandations qui permettront à l'UCI de restaurer la confiance dans le cyclisme ainsi que dans l'UCI en tant que son instance dirigeante ». La commission devra rendre son rapport au plus tard le 1er juin 2013.

Sur le même sujet, voici l'article sur le site de l'UCI...

mardi 27 novembre 2012

Vraiment le dopage fait parler de lui....

Dimanche soir lors de l'émission Stade 2 sur France Télévisions, il y eut des déclarations qui ne laissent pas de marbre...  En stage à Gran Canaria, Contador, chef de file du Team Saxo-Tinkoff, a accordé une interview à France Télévisions pour l'émission Stade 2. Suspendu pour un contrôle positif au clenbutérol, il souhaite une tolérance zéro pour les coureurs dopés.

"La tolérance zéro doit être d'application dans le vélo. Il n'y a pas de place pour les tricheurs", a-t'il déclaré... Des déclarations surprenantes de la part de l'Espagnol, privé de ses victoires au Tour de France 2010 et au Tour d'Italie 2011 pour son contrôle positif, et qui a publiquement soutenu Lance Armstrong dernièrement.

Ayant consommé du steak au clenbutérol (???) , il déclare :  "J'ai toujours respecté les règlements. M'enlever toutes mes victoires n'est pas correct."

Ces propos ne laissent évidemment personne indifférent dans le monde du vélo et une première réaction intéressante est venue de Fred Grappe, entraîneur au sein de la Française des Jeux et chercheur universitaire en performance sportive en France, farouche défenseur de la lutte anti-dopage. "Contador veut une tolérance zéro en dopage... Qu'il publie toutes ses données de puissance comme Ivan Basso (suspendu deux ans suite à l'affaire Puerto, NDLR) l'a fait avant lui. Il serait alors possible de déterminer son profil de puissance personnel et de le mettre en relation avec ses performances en compétition, en comparant avec Basso. Si il souhaite montrer sa probité sportive, vu ses antécédents, Contador doit obligatoirement valider la nature de son profil physiologique", a-t-il publié sur Twitter. "Six mois de données en compétition et à l'entraînements sont suffisants. Ce serait déjà un grand pas en avant."

« Il me faut une garantie à 100 % que l'équipe sera sur le Tour. Si on me prévient seulement deux mois avant le Tour, je pense que je n'irai pas, a confié Alberto Contador dimanche dans Stade 2. J'ai besoin de temps pour me préparer car je m'aligne sur le Tour pour la victoire. Si je n'ai pas le temps suffisant pour me préparer, pour avoir le meilleur entraînement pour moi et mes coéquipiers, alors je ne ferai pas le Tour. » 

Suite à cette affaire de dopage et de la suspension qui s'en suivit, l'équipe de Contador risque de perdre sa licence World Tour. Selon les règles de l'UCI, les points des coureurs sortant de la période de suspension  ne comptent pas pendant deux ans.  Si son équipe ne reçoit pas la licence WorldTour en raison de ce manque de points, Alberto Contador pourrait ne pas être au départ du Tour 2013. "Evidemment j'aimerais faire le Tour. Je l'ai déjà manqué cet été", a ajouté Contador double vainqueur du Tour en 2007 et 2009.

Ses craintes sont justifiées, puisque son équipe, rebaptisée Saxo-Tinkoff, ne figure pas dans le World Tour, la première division mondiale. Contador devra donc attendre les invitations pour savoir si son équipe participe, ou non, à la Grande Boucle. La saison dernière, ASO, organisateur du Tour, avait annoncé la liste au mois d’avril.