samedi 11 février 2012

La libre Belgique de mercredi interroge sur le dopage

Suite à la condamnation de Contador pour dopage, Eddy Merckx affirme que “c’est encore le vélo qui prend”. Le cyclisme est-il davantage visé que d’autres sports dans la lutte antidopage ?
Oui. Les cyclistes sont particulièrement exposés parce que leur fédération a choisi de lutter contre le dopage. Elle travaille aussi en transparence, à la différence d’autres fédérations comme le tennis, où des sanctions - ne pas jouer des tournois - sont prises sans publicité. Le cyclisme apparaît donc moins hypocrite.

 Pourquoi cette lutte est-elle plus active dans le cyclisme ?
 La cause est historique. Le dopage n’était pas pris au sérieux mais est devenu spectaculaire dans les années 60 avec les morts tragiques de coureurs en plein effort, comme un Danois lors des Jeux olympiques de Rome ou de Tom Simpson en 1967. On s’aperçoit que l’enjeu est mortel et la lutte contre le dopage commence en 1966. Le vélo est le premier sport à lancer des contrôles. Depuis cette prise de conscience, le cyclisme est resté à la pointe de l’actualité en matière de dopage.

La sévérité est-elle moindre dans d’autres sports ?
La tolérance est plus grande que dans le vélo. Actuellement, un phénomène incroyable se déroule sous nos yeux sans attirer l’attention des médias. C’est l’inflation des records en marathon. On a battu le record du monde l’année dernière mais aussi tous les records de tous les grands marathons, courus à des allures jamais égalées. Quand il existe un emballement dans une discipline avec des performances à la clé dues à un petit nombre d’acteurs - ici des Ethiopiens et surtout des Kenyans -, il faut s’interroger. Ce n’est pas normal et renvoie à d’autres périodes avec les nageuses de l’Allemagne de l’Est ou les haltérophiles bulgares. L’hypocrisie est aussi de mise dans le football. Quand on voit Contador condamné pour avoir pris du clenbutérol en quantité infime, la comparaison avec le football est sans mesure. Aujourd’hui, un joueur brésilien qui a passé 6 ans en Russie nous apprend que le contrôle antidopage n’y existe pas et que la plupart des joueurs sont mis sous stéroïdes anabolisants. Cette information n’a pas été développée par les médias. Pourquoi ce deux poids deux mesures ?

A qui la faute ? Aux médias ? Aux fédérations ? Aux autorités judiciaires ?
Schématiquement, il y a deux instances avec leur logique en charge de la lutte contre le dopage : les fédérations pour des raisons d’éthique sportive - les compétiteurs doivent partir avec une égalité de chances - et les Etats pour des raisons de santé publique. Séparées avant, elles sont réunies aujourd’hui sous la coupole de l’Agence mondiale antidopage. Reste que certaines fédérations sont plus virulentes. Généralement, les sports régis par des associations professionnelles de joueurs comme le tennis ou le golf ne sont pas très regardants sur la question du dopage. En revanche, des sports dirigés par des fédérations internationales comme le cyclisme sont souvent plus sévères. Au niveau des Etats, ils sont tous susceptibles de lutter contre le dopage mais les différences en matière de décisions de poursuite judiciaire sont flagrantes. On accuse à juste raison l’Espagne de grande tolérance. La question ici est évidemment politique. Il est incroyable qu’un Zapatero, Premier ministre, ait pris la défense de Contador en pleine affaire sans connaître le dossier.

Comment voyez-vous l'évolution de la lutte andidopage ?
 Depuis l’arrivée de l’EPO - au début des années 90 - jusqu’à 2008, c’étaient les années noires du vélo. Les moyennes horaires ont explosé. Tous les vainqueurs du Tour ont été impliqués. Depuis 2 ans, l’évolution est positive. On constate des baisses de moyenne horaire et donc moins de performance. Le vélo semble bien parti. Au contraire d’autres sports. "Qui s’interroge sur l’inflation des records en marathon ?"

Gilles GOETGHEBUER,  Rédacteur en chef du magazine “Sport et vie” et de “Zatopek Magazine” www.sport-et-vie.com/

Et demain les questions et réponse de Anne DALOZE, docteur en Médecine,  responsable de la Cellule antidopage à la Fédération Wallonie-Bruxelles....

jeudi 9 février 2012

Dopage : il n'y en a que pour le cyclisme.

Le journal l'Avenir de ce jour publie :
 
Jan Ullrich, vainqueur du Tour de France en 1997, a été suspendu pour deux ans par le Tribunal arbitral du sport. Jan Ullrich, qui a mis un terme à sa carrière en novembre 2007 et dont la suspension avec effet rétroactif débute le 22 août 2011, avait pris la 3e place du Tour de France 2005, qui se trouve donc annulée.

Agé de 38 ans, Ullrich était jusqu'à présent parvenu à échapper à une sanction disciplinaire en lien avec l'affaire Puerto pour lesquels ont payé déjà d'autres coureurs de sa génération, tels que l'Espagnol Alejandro Valverde ou l'Italien Ivan Basso.

Lors de cette opération menée par la police espagnole au printemps 2006, des poches de sang authentifié comme le sien avaient été saisies dans l'officine du Dr Eufemiano Fuentes, sulfureux personnage autour duquel gravitait ce réseau de dopage sanguin.

La commission antidopage du Comité olympique suisse, pays où était licencié Ullrich, a jugé en 2010 qu'elle n'était pas compétente pour mener une procédure disciplinaire, au motif qu'Ullrich avait résilié sa licence en 2006.

L'Union cycliste internationale (UCI) et l'Agence antidopage suisse avaient alors fait appel de cette décision auprès du TAS. Fin novembre, le TAS s'était déclaré incompétent pour l'appel de l'Agence antidopage suisse, qui a été créée en 2008, mais compétent pour l'appel de l'UCI.

lundi 6 février 2012

Contador : deux ans de suspension....

Le TAS a rendu son verdict: deux ans de suspension pour Alberto Contador pour avoir été contrôlé positif lors du Tour 2010. La preuve de dopage n'a cependant pas été resconnue. Le coureur madrilène pourra néanmoins disputer la Vuelta 2012. En effet, Suspendu jusqu'au 6 août 2012, il ne pourra pas s'aligner au départ de la prochaine édition de la Grande Boucle : ceci s'explique par la suspension provisoire déjà infligée d'août 2010 à février 2011.

Les victoires de Contador acquises en 2011, principalement le Giro, sont également perdues.

"La formation arbitrale se prononcera ultérieurement et dans une décision séparée au sujet de la demande déposée par l'UCI d'imposer une amende d'au moins 2,485 millions d'euros à Alberto Contador", a précisé le TAS.

Andy Schleck est donc vainqueur du Tour 2010.

Communiqué de presse de l'UCI :
L’UCI a pris connaissance de la décision du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) d’infliger une suspension de 2 ans au coureur Alberto Contador suite à l’appel qu’elle avait interjeté, tout comme l’Agence Mondiale Antidopage (AMA), dans l’affaire concernant le coureur espagnol.

En rejetant les arguments de la défense concernant notamment la consommation de viande contaminée qui aurait été à l’origine de la présence de clembuterol dans les urines d’Alberto Contador, le jugement rendu aujourd’hui confirme donc la position de l’UCI.

Ce n’est toutefois pas un sentiment de satisfaction celui que la décision du TAS a suscité auprès de l’UCI, qui a accueilli la nouvelle comme l’aboutissement d’une longue affaire, extrêmement douloureuse pour le cyclisme.

Sans vouloir entrer dans les détails du verdict, le président de l’UCI, M. Pat McQuaid a déclaré : « C’est une journée triste pour notre sport : certains pourraient penser que l’on a gagné, mais ce n’est pas du tout vrai. Il n’y a jamais de vainqueur lorsqu’on parle de dopage : chaque cas, indépendamment de ses caractéristiques, est toujours un cas de trop.

L’UCI s’abstiendra de tout autre commentaire.


Et le communiqué de presse du Tas est à lire ici


Et les 98 pages de la sentence, en anglais, c'est ici....

samedi 4 février 2012

Armstrong blanc comme neige ?

L’ancien coureur cycliste l’Américain Lance Armstrong ne sera pas poursuivi en justice pour usage de produits dopants. Terminant son enquête, le procureur fédéral a décidé de refermer le dossier sans inculper le septuple vainqueur du Tour de France entre 1999 et 2005, ont annoncé ceux-ci vendredi à Los Angeles.

Débutée il y a 2 ans, l'enquête n'a permis de trouver la moindre preuve qu’Armstrong a utilisé à l’époque de l’équipe US Postal des produits dopants. « Le procureur fédéral André Birotte Jr. a annoncé ce jour que le parquet abandonnait une enquête portant sur des allégations de crime fédéral par des membres et associés d’une équipe cycliste professionnel en partie détenue par Lance Armstrong », a indiqué le parquet de Los Angeles dans un communiqué.

Celui-ci a toujours nié avoir eu recours au moindre dopage, contrairement à certains de ses anciens équipiers, notamment Tyler Hamilton, qui n’ont visiblement pas convaincu la justice américaine.

L'enquête concernant Lance Armstrong afin de déterminer une possible utilisation de fonds publics pour financer un programme de dopage au sein de son ancienne équipe américaine US Postal a presque duré deux ans. Malgré les graves accusations de ses anciens équipiers Floyd Landis, vainqueur du Tour 2006, et Tyler Hamilton, aucune charge n'est retenue contre le septuple vainqueur du Tour de France. L'affaire ne sera pas portée devant le tribunal. Aucune explication supplémentaire n'a été donnée.

Armstrong a remporté le Tour de France à six reprises sous les couleurs de l'US Postal (de 1999 à 2004) avant une septième victoire sous le maillot de Discovery Channel (2005).

Armstrong a toujours farouchement nié avoir utilisé des produits dopants. Il a mis définitivement un terme à sa carrière en janvier 2011. Il ne pouvait plus être suspendu sur le plan sportif mais risquait tout de même une peine de prison. L'Américain, âgé aujourd'hui de 39 ans, n'a plus rien à craindre.

vendredi 3 février 2012

Centre sportif de Haut niveau : nivellement par le bas ?

Les liégeois se mobilisent pour accueillir le Centre Sportif de Haut Niveau. Le recteur de l'ULG, le bourgmestre de Liège Demeyer, celui de Seraing, Alain Mathot, et le député provincial en charge du sport,Christophe Lacroix cosignent un long courrier de 5 pages envoyé au Ministre Président de la Région Wallonne, Rudy Demotte, montrant leur scepticisme face au projet Apogia de Louvain-la-Neuve. Dans celui-ci, le financement du projet APOGIA de Louvain-la-Neuve est minutieusement démonté, point par point.

Ils dénoncent des oublis et des approximations qui diminuent le coût du projet de Louvain-la-Neuve, et budgétairement parlant deviendrait plus intéressant pour la Wallonie. En coulisse, tout le monde dit que Louvain aurait déjà gagné le match, à moins que les déclarations antérieures soient prises au sérieux. Et les sportifs, dans tout ça ?

Le Ministre André Antoine souhaite que le gouvernement tranche avant la fin février, de manière à lancer les appels d'offre, choisir les entreprises l’an prochain et voir la première pierre posée en 2014.

Ce projet est indispensable pour les 1.035 enfants et adolescents recensés comme « espoirs » par les fédérations sportives en 2012 en Wallonie et à Bruxelles, en vue de la préparation des Jeux olympiques de 2016 et 2020.

mercredi 1 février 2012

Clubs sportifs davantage contrôlés par le fisc

Lu sur le site internet du Ministère des Finances

L'Administration Générale de la Fiscalité a décidé d’annoncer annuellement de manière proactive certaines actions de contrôle.

Le choix des actions a été inspiré par l'impact qu’une telle communication peut avoir sur le consentement à l'impôt.

Il s'agit des actions suivantes :

*action de contrôle qui a trait aux ventes via Internet (faux particuliers)
*salariés avec frais professionnels
*chefs d'entreprise avec frais professionnels et/ou déficit indiciaire
*ASBL qui doivent peut-être être soumises à l'impôt des sociétés
*clubs sportifs
*scission du droit de propriété (usufruit)
*déduction des intérêts notionnels

L'Administration Générale de la Fiscalité espère d’une part inciter les contribuables à remplir correctement leur obligation de déclaration et d’autre part, où ce ne serait pas le cas, encourager la régularisation spontanée.